Attrapez le poulet !

Si la flambée des prix durant le mois de Ramadhan, qui est à nos portes, pourrait nous imposer, par la force des choses, certains renoncements culinaires, il demeure malgré tout indispensable, pour beaucoup de nos concitoyens, aussi maigres soient leurs bourses, (et pourvu qu’il y ait bourse bien évidemment) de passer Ramtane avec le petit bout de viande sacré, même s’il est à décongeler. N’est-ce pas que, d’ailleurs, le décongelé a gagné des échelons en ce mois « chaud ».

Au-delà des considérations de chute de pouvoir d’achat (et excluons ici, non sans peine, les démunis qui ne s’en sortent que grâce à la charité des bonnes âmes), la présence d’Aksoum dans nos plats ramadanesques est devenue une question d’habitude sacralisée. On se passerait peut-être bien d’une Bourak, mais du petit morceau de Lhem, il n’en est pas question !

Il y a la crainte du qu’en-dira-t-on même si l’on sait que cela est bien une immixtion dans ce qui ne nous regarde pas. Que diront ces gens, fins analystes des effluves de cuisine, quand ils s’apercevront que ni la chorba ni le Tadjine Zitoune du voisin ne sent la viande de boucherie. Que Flen s’est privé de viande ?! Surtout pas.

Toujours est-il, blanche ou rouge, la viande il en faut ne serait-ce que pour le goût. Et puis entre nous, on sait bien que quand Ramtane s’en ira, on aura tout le temps de reprendre notre « boycott ».

En attendant, les bouchers nous font saigner et nous en taisons la douleur. Il y a vraiment de quoi repousser le « Saha ftourek » du boucher, du volailler ou du commerçant qui encaisse nos derniers sous de la semaine.

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