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Sénatoriale : Le FFS dégrise le FLN à Béjaïa

 

Sénatoriales

« Si l’Hocine mazalagh mouaridhine » (Si l’Hocine nous restons des opposants). Le cri est spontané et soutenu par des applaudissements enflammés. Les militants et élus du FFS ne pouvaient réprimer leur joie en fin de journée d’hier, dans la salle des délibérations de la wilaya de Béjaïa, au dernier bulletin dépouillé qui a confirmé la victoire, étriquée, de Mohamed Bettache, élu sénateur. Dans la foulée, celui-ci est soulevé par ses camarades au moment où on chante le traditionnel refrain du parti « Assa azeka, FFS yella yella !» (Aujourd’hui et demain, FFS demeurera). Un élu du RCD crie « vive la Kabylie ! », repris par ses camarades qui iront féliciter Mohamed Bettache. Sur la tribune, les magistrats observant le débordement de joie qui a presque étouffé la voix d’un des leurs à la prononciation de la dernière syllabe du candidat Bettache. Des élus du FFS tentent de faire revenir le calme pour leur permettre de proclamer les résultats officiels. Bettache est remis sur terre.

Le parti du défunt Ait Ahmed s’est adjugé 227 voix, ce qui représenterait la totalité des voix de ses élus, sans les démissionnaires. Mais des élus RND à l’Apw ont aussi voté FFS. Ce qui amène à déduire qu’il y aurait des défections dans le camp du parti. Probablement dans les 69 élus (sur un total de 839) qui n’ont pas voté. Ou encore dans les 67 bulletins nuls, ce qui fait trop pour un grand collège qui n’a pas fait que dans les votes intentionnels.

Le FFS, qui comptait avant les démissions 256 élus, a en tout cas un « manque à gagner » d’au mois une trentaine de voix. Cette donnée a fait courir le FLN qui a cru à l’élection de son candidat, Abdelhamid Merouani, qui a pu avoir 201 voix. Il faut dire que le parti de Amar Saïdani, qui ne compte que 138 élus dans la wilaya, a eu une force de « persuasion » fort « payante ». Ceux qui ont permis son score se sont essentiellement les élus indépendants qui n’ont pas été intéressés par la candidature du maire indépendant d’Ighram, Boussaad Ibaliden, qui n’a obtenu que 8 maigres voix.

Le RCD, quant à lui, s’est montré finalement satisfait des 135 voix qu’il a eues pour son candidat Mouloud Deboub, en glanant une bonne douzaine de voix en dehors de ses élus. Un concurrent a failli quand même le déclasser. Le candidat du MPA, Yacine Ramdani, maire de Oued Ghir, a décroché 132 voix. Pour un parti qui compte une trentaine d’élus dans la wilaya, ce score a été la grosse surprise de ce scrutin.

Pour de nombreux observateurs, il n’y a pas de doute, cette sénatoriale a fait couler de l’argent sale.

K. M.

 

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