Chemins de fer, Front social

Beni Mansour : Le trafic ferroviaire paralysé

Aucun train n’a transité par la gare ferroviaire de Béni Mansour, une centaine de kilomètres au sud-ouest de Béjaïa, depuis vendredi 3 août, soit deux jours de paralysie totale, en raison d’un mouvement de protestation déclenché par une trentaine de travailleurs détenteurs de contrats de l’ANEM, agence nationale de l’emploi. En plus de l’impossible déplacement des trains marchandises et de voyageurs à destination ou en partance de Béjaïa, la grève a empêché la circulation des trains sur la ligne Alger-Constantine dont le passage est obligatoire par l’importante gare de Beni Mansour, classée au niveau 2.

Gare ferroviaire de Beni MansourPhoto: DR.

Les protestataires ont coupé la route à la circulation il y a deux semaines après avoir épuisé, soutiennent-ils, les démarches administratives. Ils revendiquent la régularisation de leur situation professionnelle et refusent de signer les contrats que l’ANEM leur a proposés en prolongement de leurs contrats de travail d’une année qui prennent fin le 13 août prochain. Ces employés réclament de passer sous la tutelle de la SNTF qui a enrôlé des travailleurs du même statut et qui sont passés cheminots dans d’autres wilayas. «Pourquoi est ce qu’à Bordj Bou Arréridj, Tizi Ouzou et Alger des employés ont été recrutés à partir de la deuxième année de leurs contrats ANEM et ont leur statut de cheminots et pas nous ? On est tout le temps lésés à Béjaïa» déclare à El Watan Lotfi, le représentant des protestataires. Il rappelle qu’après avoir reçu leurs bulletins d’orientation de la part de l’agence ANEM de Tazmalt, le 23 mars 2010, ils ont du patienter 18 mois pour prendre possession de leurs postes de contractuels après une réunion à laquelle a participé l’association du village de Beni Mansour.

À la faveur d’une récente réunion, la direction de la SNTF leur a signifié qu’il est indispensable de compléter leur formation pour prétendre au contrat de l’entreprise. «C’est un faux-fuyant, certains parmi nous ont complété leur formation» estime notre interlocuteur qui ajoute qu’«il y a un déficit énorme en effectif à la gare de Beni Mansour». «On a recruté 110 éléments à Bordj Bou Arréridj alors qu’il y a une surcharge» relève-t-il.

Vers la fin de l’après-midi d’hier, des pourparlers engagés sur place après le déplacement  d’une délégation des autorités sur les lieux ont permis de libérer la voie ferrée. Les protestataires sont invités à une réunion aujourd’hui avec la direction de la SNTF.

Mots-clefs :, ,

Pas encore de commentaire.

Ajouter votre réponse

La QUENELLE |
Accueil du site |
M. Leduc, prof d'Histoire-G... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | les châteaux de la Manche
| AVEC FO
| mikebrantuvie5