Campagne électorale

Affichage anarchique : les déchets de la campagne électorale

La campagne électorale pour les prochaines législatives a pris fin le 6 mai en laissant derrière elle un triste décor pollué à n’en plus pouvoir, gavé d’un affichage anarchique et sauvage. Murs, abribus, portails d’édifices publics, plaques de signalisation routière, panneaux publicitaires, frontons de commerces,… tout le mobilier urbain est assailli par des affiches électorales qui survivront longtemps au rendez-vous pour lequel elles sont là. Les candidats agissent comme dans un accès de démence qui leur fait coller partout leurs portraits fiers et souriants. C’est à qui peut se faire remarquer le plus d’une population dont le désintérêt fait exacerber cette folie d’affichage.

A Béjaïa, par exemple, la pollution bat son plein devant le regard médusé et inquiet des protecteurs de l’environnement. Les affiches des candidats «se querellent» sur les longs panneaux d’affichage mais surtout en dehors de ces espaces que l’administration a réservés pour la circonstance. On colle sur les affiches des concurrents et même sur le fronton du siège de son ex parti ce qui frise la «provocation» pour les militants du parti en question qui, en colère, se «lâchent» sur les réseaux sociaux.

AffichesPhoto: DR

Des candidats s’accusent mutuellement d’irrespect. «Nous avons constaté avec beaucoup de regret des pratiques qui frisent le ridicule» écrit un candidat indépendant qui a annoncé la suspension de son opération d’affichage public. Il dénonce le «manque de respect total entre des listes concurrentes», «une anarchie et une pollution généralisée de l’environnement par la surabondance d’affiches en des endroits qui auraient du être préservés». Le même candidat, député sortant, considère que «ces actes participent au brouillage du climat politique et à l’irritation de nos concitoyens déjà fortement ébranlés par une situation sociale très dure».

«Comment voulez-vous que je vote pour des candidats pollueurs !» commente, justement, un étudiant.

Pour le président de la commission de wilaya pour la surveillance des législatives, Latreche Hamza, «toutes les listes en course, les 42, participent à cette pollution». «A Timezrit, on a fait passer en travers de la route une suite de posters de candidats. On affiche partout, il seul le ciel est épargné» témoigne-t-il. «Chaque jour nous les interpellons sur ces dépassements, rien n’y fait. Ils disent qu’ils n’y sont pour rien. De la sorte, ils poussent les gens à ne pas voter» dénonce le président de la Cwisel.

Dans ce ciel gris, l’affichage propre du club d’athlétisme AMCB, organisateur du semi marathon de la ville, est une éclaircie. Une leçon à apprendre. Ses affiches, au nombre limité, sont accrochées sur le mobilier urbain pour pouvoir être arrachées sans faire gémir l’environnement.

Mots-clefs :, ,

Pas encore de commentaire.

Ajouter votre réponse

La QUENELLE |
Accueil du site |
M. Leduc, prof d'Histoire-G... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | les châteaux de la Manche
| AVEC FO
| mikebrantuvie5