Etudiants, Kabylie, Marches

20 avril: Entre meetings de campagne et marche des abstentionnistes

La campagne électorale pour les prochaines législatives a fait jonction le week-end dernier avec le 32ème et le 11ème anniversaires respectivement du printemps berbère et du printemps noir. Partisans et abstentionnistes du scrutin du 10 mai ont partagé le dénominateur commun de la question de Tamazight.

Le FFS a invité le public à écouter, jeudi, quelques-uns de ses candidats dont un ex détenu d’avril 80, Rachid Hallet, tête de liste à Tizi Ouzou, et Khaled Tazghart, animateur du mouvement culturel berbère. «Avril 80 a été un combat pour la construction de la nation algérienne» rappelle Rachid Hallet. Pour cet ex détenu d’avril 80, la lutte pour la revendication identitaire «doit être menée à l’échelle du Maghreb, pour qu’elle soit efficace» préconise celui qui consent que la décision du FFS de prendre part aux prochaines législatives a surpris plus d’un. «Je sais que cette décision a été une surprise pour nos militants, les chancelleries, les gouvernements étrangers et même pour le pouvoir. Notre décision est tactique et nous participons parce que ça va de mal en pis dans le pays» explique-t-il.
Plus prolixe sur la question identitaire, Khaled Tazaghart devait préciser, à la nombreuse assistance qui avait ampli la grande salle de la Maison de la Culture, que «ce n’est ni la répression, ni les élections qui vont nous faire oublier notre droit d’avoir des droits». «Il ne peut y avoir une Algérie prospère sans la consécration de tamazight langue officielle» assène-t-il en signifiant le refus du parti que tamazight soit une matière facultative dans le système éducatif. «Si le combat identitaire est relégué au second plan tamazight disparaîtra» alerte-t-il en indiquant que le combat pour tamazight ne s’oppose en rien à la langue arabe. C’est d’ailleurs la même précision que fera le lendemain Ali Fawzi Rebaïne, ex détenu d’avril 80. Mais c’est en tant que chef de Ahd 54 que celui-ci était le 20 avril, à Béjaïa. Dans une salle Bleue quasi vide, excepté quelques poignées de personnes, Rebaïne a plaidé pour l’officialisation de la langue amazighe «seul moyen pour empêcher son instrumentalisation». Au même moment, dans la ville de Béjaïa, une marche a démarré du campus de Targa Ouzemour grossie par des centaines d’étudiants, de cadres, d’élus et de militants du RCD et de ceux du MAK. La marche a été organisée par la coordination des lycéens de Béjaïa et le comité national des étudiants démocrates amazighs (CNEDA) qui appellent au rejet des législatives du 10 mai. «Je ne veux pas d’un système qui occulte mon identité, je suis Amazigh», «Amazighité=Algérianité», revendiquent, entre autres points, des pancartes et calicots lors de la marche qui n’a eu aucun dépassement.

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