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Barbacha : crise et dialogue de sourds

La crise inédite qui plombe l’APC de Barbacha a été dimanche dernier au centre d’une réunion qui a rassemblé autour d’une même table le wali, une partie des élus de l’APC et certains citoyens de la commune. Considérant qu’il y a absence d’une réelle volonté de régler la crise, les six élus du PST, les principaux concernés, ont décliné l’invitation à cette réunion qui a vu aussi l’absence, pour d’autres raisons, du président de l’APW et des députés de la wilaya. Au moment du déroulement de la réunion, de nombreux citoyens venus de Barbacha ont maintenus fermé, pendant toute cette journée pluvieuse, tous les accès menant à la ville de Béjaïa. Dans la foulée, une déclaration, signée de l’«assemblée générale ouverte de la population de Barbacha», a été distribuée par les protestataires pour réitérer leur revendication de dissoudre l’APC bloquée. «Le wali dispose de toutes les données qui attestent de l’impossibilité du fonctionnement normal de l’APC actuelle, comme il a tous les justificatifs pour appliquer les dispositions des articles 46 et suivants du code communal en vigueur. Il n’a qu’à prononcer sa dissolution» énonce la déclaration. Au même moment, au niveau du siège de la wilaya, le wali, Hamou Ahmed Touhami, présidait la réunion pour soutenir une autre argumentation.

«La dissolution relève d’un décret présidentiel sur rapport du wali et n’est pas prononçable avant six mois. Ceci dit, je n’ai aucun motif pour faire ce rapport» a-t-il déclaré, soutenant avoir appliqué «la loi à la lettre». Il s’est s’interrogé s’il va falloir «rester six mois avec des sièges de l’APC et de daïra fermés ?». «Il y a des élèves qui auront besoin de leurs cartes d’identité pour passer leurs examens et nous sommes sur le point d’attribuer les PCD et si je ne reçois rien de la part de la daïra, Barbacha n’aura rien» a-t-il prévenu. Dans ce bras de fer haletant, le wali a suggéré aux huit élus de l’alliance RCD-FFS-FLN de se réunir en dehors du siège de l’APC en vertu de l’article 19 du code communal. Mais la solution pour l’élu du RND, M. Bennacer, présent à la réunion, est dans la dissolution de l’APC. Il a demandé à ses collègues de l’APC de démissionner «pour dénouer la crise», seul moyen, selon lui, de «se retirer honorablement». Cette réunion n’a pas servi finalement à démêler l’écheveau de Barbacha où chaque partie campe sur ses positions et où la justice est encore une fois saisie, en pénal cette fois-ci, pour le cas de la fermeture du siège de la daïra.

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