Hommage, Saïd Mekbel

Hommage : des lumières et des mots pour Saïd Mekbel

Des lumières, des notes de musique, des mots et de l’émotion. Le théâtre de Béjaïa a abrité, samedi, à l’initiative du café littéraire, un vibrant hommage à Saïd Mekbel. La salle de spectacle est parsemée de personnes. Le devoir de mémoire a convoqué peu de monde pour la commémoration de l’anniversaire de l’assassinat du journaliste. 3 décembre 1994-3 décembre 2011, 17 ans que le chroniquer satirique nous a quittés, assassiné dans un restaurant à Hussein Dey, au cœur de la décennie noire. Pour lui rendre hommage, l’on a choisi de faire lecture de quelques-uns de ses billets, sur fond de notes musicales jouées par un guitariste et un batteur. Le montage est signé Yasser Nacerdine.

«Il faut que je dise certaines choses aux terroristes». La chronique inachevée de Mesmar Jeha est lue dans un silence religieux de la salle, par un enseignant universitaire. Lunettes sur le nez, Nacer Benamara, laisse voir, naturellement, quelque chose de Saïd Mekbel. «Tout d’abord qu’ils ne me facilitent pas mon travail (…). Mais s’il n’y avait que cela à dire aux terroristes» écrivait Mesmar Jeha.

Said MekbelPhoto: DR.

«Pour que nous ne recommencions pas les mêmes erreurs, disons-nous simplement que la vérité est comme la justice : elle a besoin de témoins. Soyons des témoins. Même les tout petits témoins qui peuvent écrire des choses qui restent et qui durent». Tafsut, El Ghoul, Alger Républicain, 21 avril 1991. «Tafsut» est un reproche fait à ses «amis de métier» pour rappeler que, pendant le printemps berbère, «nos petits écrits inspirés par les puissants de l’époque ne sont plus rien». «Confrères», «Questions», «Bonne année», «Ya FIS», «Un mot transmis»,… autant de titres de chroniques au contenu incisif et à l’humour corrosif lues par Sihem, Nabila, Imène, Warda et Koceïla, de jeunes membres du café littéraire. Billet prémonitoire, publié sur les colonnes du journal Le Matin le jour de l’assassinat du journaliste, «Ce voleur qui…» a été récité pour clôturer l’hommage. Les quelques dizaines de présents ont ensuite rejoint, dans une marche improvisée, le cimetière de la ville où une gerbe de fleurs a été déposée sur la tombe de Saïd Mekbel.

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