Coopération Algéro-française, Danone, Xavier Driencourt

17 octobre 1961/M. Xavier Driencout : « Il n’y a jamais eu de déni du côté français »

driencourtbjaia.jpg (Photo K. M.)

La France n’est pas prête à reconnaître officiellement les massacres que la police de Maurice Papon a perpétré le 17 octobre 1961 à Paris. La visite, dans la journée de ce dimanche, à Béjaïa de l’ambassade de France en Algérie, M. Xavier Driencourt, ne sera pas celle annonciatrice de la moindre reconsidération de la position de l’Etat français par rapport à ces événements tragiques .

« Il n’y a pas eu de déni du côté français de ces événements tragiques du 17 octobre » a-t-il répondu lors d’une conférence de presse tenue à l’issue de sa visite à Béjaïa, à l’invitation de M. Omar Alilat, vice-président du groupe d’Amitié France-Algérie à l’APN. « Dés le 18 octobre 1961, beaucoup de voix dans les milieux journalistiques, politiques, des avocats, etc. ont déploré et critiqué la violence de ces manifestations » a-t-il tenu à rappeler, traduisant la position officielle de l’Etat français, s’appuyant sur les conclusions du rapport établi 37 ans après la féroce répression des manifestations de Paris. « Il y a eu en 1998, un rapport demandé par le gouvernement français, à partir des archives de la préfecture de police de Paris, sur ces manifestations. Ce rapport était rédigé par un imminent juriste, Dieudonné Mandelkern, qui fait état exactement, heure par heure, jour par jour, de ces événements du 17 octobre » a encore rappelé le conférencier qui a précisé que Dieudonné Mandelkern « n’est pas n’importe qui ». La raison ? Le juriste français était directeur de cabinet de Jean Pierre Chevènement, et « vous connaissez l’attachement de Jean Pierre Chevènement à l’Algérie » a noté M. Xavier Driencourt qui est arrivé à conclure qu’ « il y a eu de la part du gouvernement français parfaitement la reconnaissance de ces événements ». La repentance ? « C’est autre chose » a-t-il répondu en invitant à voir dans sa récente visite à Serkadji un geste « très fort et très symbolique ». « Il ne faut pas minimiser ce geste effectivement » a-t-il dit après avoir déclaré, avant cela, que les relations entre les deux pays ne sont pas que politiques et économiques « mais aussi humaines ». L’ambassadeur a annoncé, par ailleurs, que 13 millions d’euros seront consacrés pour la coopération culturelle entre les deux pays en 2012, l’année qui verra les centres culturels français transformés en un institut français d’Alger.  

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