Bejaia, Enseignement superieur

Recherche scientifique : 34 programmes nationaux en cours d’application

Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS) est en pleine campagne d’information et de sensibilisation sur sa nouvelle stratégie de promotion de la recherche scientifique qui se dote de 34 programmes nationaux de recherche (PNR) et qui s’appuie sur des commissions sectorielles et intersectorielles. Le département ministériel de Rachid Haraoubia est à son sixième regroupement thématique dans le cadre de ces PNR avec le regroupement, jeudi 17 juin, à l’université Abderahmane Mira de Béjaïa, de la commission intersectorielle (CIS) de la recherche scientifique sur l’agriculture, les ressources en eau et pêche

sous la présidence du Pr. Sellami Mokhtar, directeur de la programmation de la recherche au MESRS. Dix CIS, regroupant au moins deux départements ministériels autour de plusieurs thèmes de recherche préétablis, sont au programme.

Il s’agit de mettre à contribution la sphère de la formation dans le développement national. Et selon M. Sellami, «nous sommes en premières positions sur l’échelle africaine dans plusieurs pôle grâce à la loi de février». Il est question de la loi n°08-05 du 23 février 2008 régissant la recherche scientifique qui passe de 30 PNR, depuis la loi 98-11, et 8 CIS, à 34 PNR, 10 CIS et des commissions sectorielles qui obligent presque chaque département ministériel à s’impliquer dans la recherche scientifique et le développement technologique en adoptant son propre programme.

Cette série de regroupements, qui a débuté fin mai avec la CIS Education, culture et communication à l’université de Mostaganem, se terminera fin juin courant à l’université de Sétif avec la CIS Technologie et industries.

Un planning a été tracé pour la mise en œuvre de ces PNR dont une évaluation des projets devra se faire en décembre 2012. Mais avant cela, une première échéance est donnée pour septembre prochain pour le dépôt des projets de recherches dont une sélection aura lieu dans les deux mois qui suivront. Les équipes de recherches pourront activer sous contractualisation à partir du début de l’année 2011 et faire une évaluation de leurs projets à mi parcours à la fin de la même année. En plus d’insister sur le caractère intersectoriel de la coopération scientifique, les concepteurs de cette nouvelle politique veulent tirer les leçons des défections qui ont marqué l’application de la loi de 1998 dont seuls 27 PNR, sur les 30 prévus, ont été exécutés. Les trois restants, à savoir linguistiques, culture et communication, technologie et industries, n’ont pas trouvé preneurs. «La communauté universitaire se doit de s’investir» préconise Pr. Sellami qui estime que «pour des raisons difficiles à circonscrire, les CIS crées en 1992 n’ont pas joué leur rôle». Pour lui, la réussite de cette stratégie ne dépend pas uniquement du MESRS. Pour éviter de récolter le peu d’impacts socio-économique qu’ont eu les anciens projets, il est donné aux présents programmes de recherche «l’originalité d’être conçus et construits au cœur des préoccupations des divers secteurs socioéconomiques qui sont en lien direct avec les attentes des citoyens et des décideurs». Pour ce faire, les contenus scientifiques des 34 PNR ont été élaborés. C’est dans leur cadre qu’interviendront les projets à proposer. Au bout de leurs deux ans d’application, les PNR devront aboutir à la création de laboratoires mixtes et des centres de recherches dans chaque ministère.

En attendant, seuls 14 ministères ont mis sur pied leurs commissions sectorielles permanentes (CSP). Parmi elles, six seulement sont jugées «performantes».

«Notre priorité est l’implication de tous les secteurs, qui se doivent d’être munis des instruments légaux pour le développement de la recherche sectorielle et multisectorielle. Les retards enregistrés dans de nombreux secteurs avec notamment l’absence de CSP, ou le non renouvellement de ces CSP, retardera inéluctablement le développement de la mise en œuvre du système national de recherche» a déclaré M. Sellami jeudi à l’université de Béjaïa. 

K. Medjdoub

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