Algérie, Crise financière, Economie

Des économistes débattent de la crise financière à Béjaïa

La faculté des sciences économiques, de gestion et commerciales de l’université Abderrahmane Mira de Béjaïa a abrité un colloque international autour de la question de la « crise financière internationale, ralentissement économique mondial et effets sur les économies euromaghrébines ». Organisé en partenariat avec CEDIMES (France) et l’ANDRU, ce colloque a regroupé des participants venus de la France, Roumanie, Maroc et de plusieurs universités algériennes.

Le professeur Yaïci Farid, doyen de la faculté organisatrice du colloque, est remonté jusqu’à la source de la crise en expliquant ses causes macro et microéconomiques et ses effets sur l’économie algérienne. L’analyse du professeur Yaïci fait des atouts économiques du pays autant de vulnérabilités. A commencer par le considérable niveau de réserve de change (143 milliards de dollars), le fonds de régulation des recettes (30 milliards de dollars), et le faible niveau de dettes extérieures (5,6 milliards de dollars). « Des réserves qui permettent à l’économie nationale de souffler encore pendant deux ans ». La vulnérabilité qu’elles en appellent est au niveau de la dépendance des recettes algériennes en hydrocarbures, le commerce extérieur extraverti,…. Le conférencier relèvera cependant certaines incohérences dans les agrégats nationaux. Il invite à revoir de ce fait les statistiques des recettes des exportations algériennes en hydrocarbures qui observent une tendance à la hausse. Il soutiendra qu’il y a lieu de retirer de ces recettes la part des associés de la Sonatrach qu’elles renferment et qui serait de plus de 4 milliards de dollars dans les statistiques de l’exercice 2008. « Une part qui ne figurait pas dans la balance des paiements » note-il. Le Dr. Abderahmane Mebtoul, de l’université d’Oran, a souligné, lui, que le tout dernier rapport du FMI (2 octobre 2009) sur les perspectives mondiales est inquiétant pour l’Algérie, remettant en cause le programme gouvernemental. « Comment avec 200 milliards de dollars injectés entre 2004/2009, l’Algérie crée moins de 3% de richesses alors que dans les pays normaux ce montant devrait permettre un taux de croissance supérieur à 6/è%, » s’interroge le Dr. Mebtoul dont le pessimisme a tranché avec l’optimisme de Dr. Mustapha Mekideche, vice-président du CNES. En relevant des points négatifs dans l’évolution de l’économie nationale, celui-ci voit cependant qu’une stratégie industrielle lisible est en train de se mettre en place. 

Sur le plan mondial, le professeur émérite Morin François, de l’université de Toulouse, estiment, de son côté, que la rencontre du G20 de Pittsburg, du 26 septembre dernier, n’est pas allé au bout des choses et est restée sur des impasses. « Sur les 29 points du communiqué final, deux seulement ont évoqué les décisions à prendre et encore de façon succincte et générale » affirme-t-il, regrettant que le G20 n’ait pas suggéré une réforme monétaire. Le Professeur Albagli Claude, président du CEDIMES (France) s’est employé, pour sa part, à mettre en exergue les solutions contradictoires préconisées à la fois dans les crises financière et écologique.

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