Bejaia, Climat, Gestion urbaine

Quand la pluie se déchaîne sur Béjaïa

sl370929.jpg (Photo KM)

Béjaïa s’est levé hier sur un décor désastreux. Oueds débordés, maisons inondées, routes sous les eaux, coupées à la circulation, des eaux usées refoulées sur la chaussée, des tonnes de gravats charriés, pannes de courant électrique,… La pluviométrie a dépassé toutes les prévisions. 200 mm de pluie se sont abattues sur Béjaïa durant la nuit de jeudi à vendredi passée. Une générosité du ciel que l’on n’attendait pas à pareille période de l’année. Et d’une seule traite.

Bien qu’un BMS (bulletin météorologique spécial) a été lancé la veille par les services de la météo. En seulement une heure de temps, la wilaya a été arrosée par 100 mm de pluie qui l’ont mise sous les eaux dans plusieurs endroits. C’est ce que relève la cellule de communication de la wilaya qui a répercuté hier le bilan de la cellule de crise qui a été mise sur pied mercredi déjà quand les 60 mm de précipitations ont révélé, plutôt confirmé, toute la vulnérabilité du chef-lieu de wilaya à chaque tombée de pluie. Les oueds qui traversent la ville ont débordé pour inonder plusieurs axes routiers y compris en pleine zone urbaine, dont la très fréquentée grande rue de la Liberté et les principaux boulevards (des Aurès et Krim Belkacem), où la circulation automobile était laborieuse avant le passage des engins des travaux publics.

Les eaux ont envahi les cités Nacéria, Tobbal, Iheddaden, douanière et d’autres endroits comme l’hôtel des finances et se sont stagnées au niveau de plusieurs points notamment aux alentours des canaux et oueds qui traversent la ville et dont beaucoup ont trouvé dans l’absence de dallages un moyen de se déchaîner sur le périmètre urbain. Les deux accès ouest, sur la RN12, et Est, sur la RN9, de la ville de Béjaïa ont été également submergés par les eaux rejetées par l’oued Soummam. Les mêmes difficultés de circulation ont été signalées dans d’autres villes de la wilaya comme à Tichy et alors que d’autres ont été privées d’électricité avant son rétablissement durant la journée avec toutefois la persistance des coupures. Les services de la Sonelgaz ont eu fort à faire notamment sur des villes côtières, soit à Darguina, Souk El Tenine, Melbou et Boulimat et aussi à l’intérieur de la wilaya à l’exemple d’Akbou, dont l’alimentation en courant électrique a été sérieusement perturbée. Dans la commune de Béjaïa, le village de Boukhiama attendait encore pendant la journée d’hier le rétablissement du courant.

La décrue a permis aux engins mobilisés pour la circonstance de libérer complètement quelques routes tandis que d’autres ont continué à porter les stigmates d’une inondation qui repose le sempiternel problème des chantiers ouverts ça et là, dont ceux de l’Etat sont un mauvais exemple (un aménagement d’un bout de trottoir entamé en juillet est à ce jour un chantier ouvert sur la route de Sidi Ahmed en face du nouveau siège de la DFP). La crue s’est alimentée hier de tonnes de matériaux de construction de chantiers, qui s’allongent anormalement dans la durée quand ils ne sont tout simplement pas abandonnés, et qu’elle dépose dans des réseaux de drainage et d’assainissement déjà asphyxiés de par leur conception qui pose problème.

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